Aude Guirauden

Étapes

Mon travail s’est toujours inspiré de mes souvenirs de voyages, avec une documentation photographique importante sur place.

 

2014-2018 Évocations de paysages – Encres acryliques sur papier aquarelle. Je suis revenue à la « page blanche »  : je peins avec des encres acryliques sur du papier aquarelle pour proposer une évocation des paysages  que j’ai explorés lors de mes voyages. Mon travail s’oriente ainsi vers une représentation moins figurative, presque abstraite dans certaines œuvres. L’utilisation d’encres acryliques me permet de travailler par couches successives tout en gardant la transparence.

Ces oeuvres sont visibles par thème, dans les rubriques suivantes : Montagnes, New-York, Safari en Afrique du Sud, Bords de mer, Barrière de Corail, Sénégal, Asie.

 

2010-2014 Photo-peintures. Après un travail numérique sur mes clichés personnels, je peins directement avec des encres acryliques sur la photographie pour créer une œuvre unique. Cette technique mixte me permet d’associer deux expériences : celle instantanée vécue au moment où j’ai pris le cliché, le plus souvent en voyage, et ma propre expérience qui entre en jeu au moment où je peins sur la photographie. L’étape  picturale me permet de prendre du recul par rapport à l’instant vécu lors de la prise de la photographie et de donner un double sens à cette expérience.

Ces oeuvres sont visibles par thème, dans les rubriques suivantes : portraits de voyages, villes, paysages de voyage, portraits d’ici.

 

2003-2010  Peinture à l’huile réaliste. 

Ces oeuvres sont visibles par thème, dans les rubriques suivantes : portraits, souvenirs de voyages, la Côte Vermeille.

 

Démarche

Née en 1966, après avoir été ingénieure chimiste, Aude s’adonne aujourd’hui entièrement à son art.

Résolument contemporaine par ses sujets, ses techniques, ses audaces, Aude a commencé par s’abreuver aux sources les plus classiques. Ses premiers portraits, ses nus, empruntent à la douceur d’un Fra Angelico, aux masques d’un Modigliani, au fauvisme d’un Van Dongen.

Progressivement, la peinture d’Aude adopte des couleurs plus acides, optant parfois pour le monochrome, et se fait plus abstraite, plus métaphorique. Sans cependant tourner le dos à la présence troublante de la figure humaine.

Lors de ses très nombreux voyages, en Afrique, en Amérique du Nord, en Asie, elle cherche à capter l’âme des lieux et des hommes. Aux antipodes de son quotidien toulousain, l’évasion nourrit sa curiosité constante et bienveillante des êtres et des choses. Et la fraîcheur de son regard nous rend proches ces pays lointains.

Animée par un sentiment d’urgence propre au photographe, Aude croque l’instantané, capte l’éphémère, le « jamais plus ». Les irisations de la lumière sont celles de la vie mouvante, évanescente, et dont l’artiste cherche, insatiable, à percer le mystère. C’est pourquoi sans doute l’inspirent tout particulièrement le mouvement des fleuves, Garonne, Tamise, ou simple oued, comme les horizons maritimes, qu’il s’agisse de la Méditerranée ou des océans atlantique et pacifique.

La vie est précaire, il faut s’en saisir. Le monde est lointain, il faut en débusquer l’énigme. La nature comme la ville artificielle sont tout à la fois belles et inquiétantes par leur étrangeté. Le vent du large soulève les chevelures, repousse les sables, fait briller la peau des rhinocéros. Voyez aussi ces quartiers ruinés, ces tôles ondulées, ces murs cloqués, ces portes qui s’entrouvrent sur des terrains vagues ou des entrepôts.

La peinture des paysages, qu’ils soient urbains ou ruraux, et celle des humains se font écho jusqu’à parfois se confondre. Sont-ce les visages qui rayonnent ou bien les couleurs d’un paysage qui s’y noient ? C’est qu’ils participent de la même aliénation, du même dénuement ou de la même profusion.

Ecrit par Brigitte Joseph-Jeanneney (Octobre 2013)

 

__________

 

 

__________